Interview : Alejo et Mateo du label Werss Music

De la création du label à leur premier projet !

Bonjour à toutes et à tous, Nous accueillons aujourd’hui Alejo et Mateo du label Werss Music. Résidents chez Studiomatic depuis plus d’un an, leur label vient de sortir un EP. Et c’est justement, pour nous parler de leur label et de leur projet que nous les recevons !

Merci à eux pour ce super moment et pour leur confiance !

Bonjour à tous les deux ! Tout d’abord, merci d’avoir accepté cette interview, pouvez-vous vous présenter, pour commencer ?

Alejo : Bonjour, je m’appelle Alejo et je suis à la tête de Werss Music.

J’ai commencé la musique assez jeune en intégrant le conservatoire d’Aubervilliers. J’ai commencé par le piano, puis, j’ai fait de la trompette. Grâce à cette formation, j’ai pu peaufiner mon côté instrumentiste.

À 20 ans, j’ai eu mon diplôme et j’ai commencé la production musicale. Grâce à mon premier job, j’ai pu acheter tout le matériel nécessaire pour faire du beatmaking. Puis, j’ai cherché à m’associer avec plusieurs artistes, beatmakers, à collaborer avec eux de façon assez intensive. C’est ce qui m’a permis de placer sur le son Millions d’Hatik en 2019, et l’année dernière sur le dernier projet de Booba, sur le son GP.

À la suite de ça, j’ai créé mon propre label, Werss Music. Avec l’expérience accumulée, j’ai pu connaître tous les rouages de la musique, du business, de la direction artistique. J’ai trouvé un associé, Pascal, avec qui on codirige le label aujourd’hui.

Mateo : Bonjour, moi c’est Mateo, je suis en France depuis 2018.

Avant j’étais dans une école de production musicale, avec une université équatorienne, annexe du Berkley College of Music. C’est là où j’ai appris certains instruments, je ne suis pas au niveau d’Alejo (rires dans le studio), mais je joue du piano, de la guitare et de la basse.

Après, j’ai eu l’opportunité de venir à Paris étudier à l’Abbey Road Institute. Et, c’est là que j’ai eu une passion pour l’ingénierie sonore et la création musicale.

J’ai fini mes études il y a un an, moment où j’ai commencé mon activité d’ingénieur son en indé et de beatmaker. C’est aussi à ce moment que j’ai rencontré Alejo, et maintenant je fais partie du label en tant qu’ingé son. À côté, je produis d’autres artistes en indé. Je m’éclate !

Vous avez deux très beaux parcours, qui vous ont mené à Werss Music. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur le label justement ?

Alejo : On l’a créé il y a plus d’un an. Au départ, on a fait plein de recherches pour savoir avec qui collaborer. On a d’abord trouvé Mateo en tant qu’ingé son, beatmaker, et à la direction artistique. Puis, au fur et à mesure, on a cherché des artistes avec qui on voulait travailler et sortir des projets. On a recruté 4-5 artistes. Et là, on va bien bientôt sortir d’autres projets avec eux.

La semaine dernière on a sorti Décarcéré, notre premier EP avec Sikem. Et d’autres projets avec Leysha et Koko qui arrivent bientôt.

La vision du label c’est d’accompagner les artistes de la création à la promotion. On propose une palette large de compétence pour mener à bien les projets musicaux.

Et quelle est votre ambition pour le label moyen-long terme ?

Alejo : D’abord, développer les artistes que l’on a chez nous. Puis, collaborer avec le maximum d’artiste pour avoir un style éclectique. Et donc de pouvoir sortir un bon nombre de projets diversifiés avec ces artistes.

Vous pouvez nous parler un peu plus de l’EP Décarcéré ?

Alejo : Décarcéré est un projet entièrement composé et enregistré à Studiomatic. C’est vraiment un endroit où on a pu regrouper les artistes pour travailler avec eux sur ce projet. Je suis à la compo de 4 morceaux et Mateo d’un morceau (feat Koko et Sikem).

L’EP est sorti le 27 Mai et on est en pleine promo de l’EP actuellement !

Quels studios avez-vous utilisé ?

Alejo : Pour l’enregistrement on a utilisé le studio 9 du bâtiment Blueroy et pour le mix et le master le studio 12 Blueside.

Et ça fait combien de temps que vous êtes résidents Studiomatic ?

Alejo : Ça fait un an. Au début, on a commencé à mi-temps, avec le forfait nuit, on venait la nuit quand on était dispo. Et, au fur et à mesure de notre développement, on a pu upgrader pour avoir un accès 24/24 7j/7, afin de travailler à fond nos projets

Comment les Studiomatics vous ont aidé à mettre en place vos projets ?

Alejo : Ce qui est bien, c’est qu’on peut se retrouver avec les artistes, avec un bon matériel sur lequel on peut se baser pour faire les choses professionnellement. C’est ce qui nous a aidé à bien façonner nos projets. Et de pouvoir sortir le premier EP dont on est très fiers.

Mateo, peux-tu nous en dire plus sur le matériel ?

Mateo : Comme partout, tu dois bien apprendre le matériel, savoir comment l’utiliser, évluer la qualité du son, ainsi que l’acoustique de la salle. Ensuite, ce qui est intéressant ici c’est qu’il y a des bons combos à utiliser.

C’est pour ça qu’on a utilisé deux studios. Dans un il y a le micro Aston Orgins, et dans l’autre le AKG P420. Du coup, on alterne ces micros par rapport à la voix, ça nous donne de la flexibilité. Par exemple, Leysha a besoin d’une voix claire, très détaillée, le AKG est très bien pour ça. Et avec Sikem, on a utilisé le Aston. Et en plus, avec les pre-amp de la carte son SSL2+ (ceux de la 4K), ça permet de récupérer le grain intéressant chez Sikem.

Au niveau des enceintes, c’est très bien, les Yamaha sont un standard dans les studios en général. Avec le traitement acoustique, ça permet de mixer et masteriser un morceau. Franchement, je ne me plains pas du tout !

Pour finir, quels conseils vous donneriez à quelqu’un qui veut faire carrière dans la musique ?

Alejo : Le premier conseil c’est de se lancer, de ne pas hésiter à collaborer avec plusieurs artistes pour apprendre et s’enrichir, de ne pas s’arrêter, de produire à fond ce qui lui plait à lui pour trouver son identité. Le deuxième, le plus important, c’est la patience, prendre du temps, de bien façonner ses projets, savoir où on va, prendre du recul, ne pas s’exaspérer. Et prendre ça comme du kiff, toujours du kiff de pouvoir faire de la musique.

Mateo : Pour compléter, au début, tu vas surement avoir besoin d’un taff à côté. Et en fait on s’en fout, à la fin si ton projet c’est la musique, des fois, tu dois faire des compromis.

Et, je pense qu’il faut aussi se détacher de l’ego, c’est super facile de tomber dans son délire, de se dire ce qu’on fait je surkiffe, et dès qu’on a une critique constructive on se referme, ce qui ne permet pas de grandir. Il faut surtout rester ouvert !

Merci à Alejo et Mateo pour cette interview. Abonnez-vous à leurs réseaux pour être au courant de leurs prochains projets : Werss Music : @werssmusic Alejo : @alejo_pianoff Mateo : @mate_romero

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